La chercheuse française détenue en Iran cesse sa grève de la faim, selon son avocat

  • Posted 12 Feb 2020
Téhéran (AFP)
Photo datée de 2012 de la chercheuse et anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah, transmise par Science Po

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, détenue depuis juin en Iran, a mis fin mercredi à la grève de la faim qu'elle observait depuis le 24 décembre pour protester contre son incarcération, a annoncé son avocat.

"Mme Adelkhah a répondu à la demande écrite de militants politiques et issus de la société civile, et mis fin à sa grève de la faim à midi (08H30 GMT) aujourd'hui", a indiqué cet avocat, Said Dehghan, à l'AFP.

Le comité de soutien de la chercheuse avait jugé récemment son état de santé "alarmant" et l'avait appelée à mettre un terme à cette grève de la faim.

Fariba Adelkhah, anthropologue franco-iranienne, et son compagnon Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique, qui était venu la rejoindre pour une visite privée, ont été arrêtés par les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, le 5 juin 2019 à l'aéroport de Téhéran.

Ils sont poursuivis depuis pour menace à la "sûreté nationale" et "propagande" contre le régime, des accusations forgées de toutes pièces selon leur comité de soutien. Leur procès pourrait s'ouvrir prochainement à Téhéran.

Détenue à la prison d'Evin, à Téhéran, Mme Adelkhah avait entamé une grève de la faim le 24 décembre pour réclamer leur libération "et plus largement le respect de la liberté académique", selon ce comité.