BPO : fusion entre ProContact et Execom pour mieux répondre aux attentes des clients

  • Posted 06 May 2011
BPO : fusion entre ProContact et Execom pour mieux répondre aux attentes des clients

La fusion annoncée de ProContact et Execom, filiale de CIEL Investment est de bon augure pour le secteur des BPO. La direction de ProContact a rencontré la presse ce mercredi pour donner plus d’informations sur la fusion entre deux sociétés BPO – Centre d’Appel, soit ProContact, présente à Maurice depuis 2003, et Execom, filiale de CIEL Investment Ltd.

La rencontre a principalement été animée par Thomas Buffard, directeur général de ProContact, Bénédicte Bathurst, Production Manager de la nouvelle entité, et Jérôme Thomas, Call Centre Support Manager.

“Afin de répondre aux demandes d’une clientèle de plus en plus exigeante, nous avons réalisé qu’il nous fallait devenir un guichet unique: c’est-à-dire, pouvoir proposer un ensemble de compétences très large, regroupé chez un seul fournisseur. ProContact et Execom avaient tous deux des compétences différentes, mais complémentaires. En nous associant, nous arrivons à proposer ce concept de guichet unique tant recherché par la clientèle internationale. Nous pouvons proposer à nos clients une capacité de 400 postes de travail.”

De plus, il a rappelé que le moment est très propice pour positionner cette nouvelle entité en tant que guichet unique, pour la clientèle aussi bien francophone qu’anglophone.

En effet, il a expliqué que les compétiteurs les plus sérieux pour Maurice dans le secteur du BPO sont les pays du Maghreb, comme la Tunisie ou le Maroc, où la population n’est pas forcément bilingue ou même multilingue.

"Par contre, ces pays ne bénéficient pas de la même stabilité politique et économique que Maurice. Et cela est un facteur déterminant pour la clientèle. Il y a eu certaines turbulences ces derniers temps dans cette zone, et Maurice a donc un avantage certain de par sa stabilité", a ajouté Thomas Buffard.

De ce fait, ProContact a l’intention de se positionner stratégiquement et énergiquement, et a d’ailleurs déjà commencé à le faire : d’abord au Salon de la Relation Client et des Centres d’Appel (SECA), qui a eu les 5, 6 et 7 Avril dernier à Paris, et auquel participait aussi le ministre mauricien des Technologies, de l’Information et de la Communication (TIC), Tassarajen Pillay Chedumbrum.

BPO : fusion entre ProContact et Execom pour mieux répondre aux attentes des clients


Des contacts fructueux au SECA

Le SECA a généré de nombreux contacts déjà pour ProContact, qui a déjà obtenu deux contrats suite à ce salon. La gamme élargie de produits de la nouvelle entité lui permettra aussi d’élargir la base de clients pouvant être visée, ainsi diminuant les risques que court une société qui travaille avec un nombre plus limité de clients. De plus, bien que pour l’instant la clientèle soit principalement francophone, une clientèle à la recherche de services anglophone sera visée dans un proche avenir.

Devant les opportunités certaines qu’offre ce secteur à Maurice, Thomas Buffard a de plus expliqué que ProContact a déjà lancé une campagne de recrutement.

"Nous avons maintenant 250 employés, et nous chercherons à employer pour le mois de septembre 200 autres personnes, pour répondre aux demandes du marché qui évolue très vite depuis quelques temps", a-t-il annoncé.

Thomas Buffard a aussi mis l’emphase sur le fait que le BPO est un secteur d’avenir, même s’il y a malheureusement une certaine défiance vis-à-vis de cette industrie à Maurice depuis quelques temps, "d’autant plus qu’il y a eu de malheureux exemples ces derniers temps dans le secteur."

Toutefois, selon Thomas Buffard, cette industrie a le potentiel de créer au moins 50 000 emplois à Maurice dans le long terme. Il a expliqué qu’il faudrait voir opérer un paradigm shift dans les mentalités, afin que ceux qui s’intéressent à ce secteur voient en lui une industrie stable, pouvant les accueillir pour une longue carrière.

"Or la majorité de ceux qui travaillent dans le secteur du BPO le font dans l’attente d’un autre emploi ailleurs, a-t-il souligné.

Chiffres et exemples à l’appui, Thomas Buffard a expliqué qu’il est possible de bien gagner sa vie et de faire carrière dans le secteur.

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